La valeur verte : une donnée de plus en plus prise en compte par les acquéreurs d'un bien immobilier.


La valeur verte : nouvel un enjeu pour l'achat d'un appartement ou d'une maison.

Pour une personne raisonnée, l’achat d’un logement se fait toujours sur la base de critères objectifs : localisation, espace vivable, présence d’un jardin, etc.

En quelques années, on peut constater qu’un critère en particulier continue de gagner en importance auprès des acquéreurs : la valeur verte.

Aujourd’hui, un logement qui affiche une meilleure performance énergétique est plus cher et se vend mieux qu’un logement énergivore.
Le point sur l’ampleur du phénomène.

Une habitation verte se vend mieux.

Il y a peu, une étude menée par les Notaires de France a mis en évidence que la valeur verte des logements impacterait sur leur prix de vente.
Si l’on en croit cette étude, une habitation notée A serait 6 à 14 % plus chère qu’une habitation offrant les mêmes prestations classée dans la catégorie D.

Pour rappel, on évalue la valeur verte d’une habitation grâce au Diagnostic de Performance énergétique ou DPE (obligatoire depuis 2006 et son affichage est impératif sur les annonces depuis 2011).
Ce dernier permet de classer les habitations sur un barème allant de A à G, de celles avec une meilleure performance énergétique aux plus gourmandes en énergie.

Un impact différent suivant la localisation.

L’influence du classement énergétique sur le prix d’un bien diffère d’une région à une autre.
En ce sens, on note que la tendance n’est pas flagrante dans des régions comme Normandie ou Île-de-France (nombreux sont ceux qui sont prêts à faire des compromis pour vivre dans une grande agglomération).

Au contraire, dans d’autres régions, la valeur verte peut tirer les prix à des hauteurs inhabituelles.
Ainsi, on a pu observer qu’en Occitanie, les logements avec une meilleure note suite au DPE pouvaient se vendre jusqu’à 22 % plus cher. De même, en Nouvelle-Aquitaine, il est possible de vendre des habitations avec un DPE A ou B à 12 % plus cher alors que les habitations avec un DPE classé F peuvent se vendre à moins 17 %. Selon les régions, la décote peut osciller entre 4 et 17 %.

Pour vendre, des rénovations s’imposent.

L’augmentation de l’importance de la valeur verte montre que les Français sont de plus en plus sensibles aux consommations d’énergies. Donc, à l’heure actuelle pour mieux vendre son bien, il est important d’y faire des rénovations énergétiques.
Cependant, force est de constater que dans la pratique, bon nombre de projets de rénovation ne conduisent pas sur les économies d’énergies tant recherchées. Quelle en est la raison ?

Après étude, il faudrait dépenser jusqu’à 16 000 euros pour pouvoir grimper d’une classe (25 900 euros pour grimper de 2).
Le problème est que le budget moyen pour une rénovation énergétique est de 11 750 euros, ce qui est largement insuffisant.

Si le montant nécessaire pour réaliser une rénovation énergétique semble conséquent, sachez qu’il existe diverses aides pour vous permettre d’en supporter une bonne partie, chose que beaucoup ignorent.
Le meilleur conseil si l’on veut entreprendre une rénovation au sein de son habitation est de s’entourer de professionnels durant toutes les étapes du projet.

Le Bureau de la Fédération Française des Chasseurs Immobiliers


Publié le mardi 07 janvier 2020